Norman Fucking Rockwell, Lana Del Rey

La vie, en un mot, n’est pas une illustration nostalgique de Norman Rockwell. « Goddamn, man-child / You act like a kid even though you stand six foot two / Self-loathing poet, resident Laurel Canyon know-it-all », chante Lana dans la chanson-titre. Dans le baba, le poète maudit sur lit de piano triste. Plus loin, c’est Lana qui s’attendrit sur un souvenir comme si c’était une illustration de qui-vous-savez : « Oh God, miss you on my lips / It’s me, your little Venice bitch / On the stoop with the neighborhood kids. » Contradiction ? Mais oui, ce cinquième album est tout et son contraire. Et les contraires se repoussant autant qu’ils s’attirent, Lana Del Rey se prend exprès au jeu de la séduction et du mépris, assume l’abandon (Fuck It I Love You) tout en contrôlant ses dérapages. (Bartender). Et c’est chanté de son habituel ton lascif et désabusé de New-Yorkaise dans un film noir californien. Ah ! Lana ! Délicieusement inventée, adorablement fausse. À mon corps défendant, je dis oui. Et non.

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Norman Fucking Rockwell

★★★
Pop Noir

Lana Del Rey, Universal