Du renfort au ministère de la Culture et des Communications

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, Nathalie Roy
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Langue française, Nathalie Roy

Acteur respecté de l’industrie musicale québécoise, le producteur, agent d’artistes et cofondateur du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) Sandy Boutin a quitté toutes ces fonctions pour devenir le nouveau directeur de cabinet de Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications.

L’embauche, confirmée par le cabinet de la ministre Roy, constitue un retour à d’anciennes amours pour l’entrepreneur culturel. Avant de cofonder le plus influent festival musical hors des grands centres du Québec, Sandy Boutin avait travaillé dans sa région natale, l’Abitibi-Témiscamingue, au sein du Parti québécois, plus particulièrement aux côtés de l’ex-ministre péquiste Rémi Trudel, qui a représenté à l’Assemblée nationale la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue de 1989 à 2003.

« En principe, je m’étais alors sorti de la politique pour lancer le Festival de musique émergente » en 2003, rappelle Sandy Boutin, qui a confirmé au Devoir lors de la 17e édition du festival être tout juste entré en fonction.

« Le profil que [la ministre Nathalie Roy et son équipe] recherchaient était quelqu’un qui avait déjà une expérience en politique et qui avait une bonne connaissance du milieu culturel. » Connaissance que M. Boutin a su étendre au fil de son engagement au sein du conseil d’administration de la Société de développement des entreprises culturelles, « où [il a] pris connaissance des dossiers chauds des autres secteurs de la culture », télévision, cinéma, métiers d’art, édition littéraire et patrimoine immobilier. Sandy Boutin a également siégé pendant neuf ans aux conseils d’administration de l’ADISQ, du Fonds RadioStar et du festival abitibien qu’il a contribué à mettre sur pied.

À la suite de sa démission du CA du FME, c’est la cofondatrice Jenny Thibault qui assume présentement le rôle par intérim. M. Boutin a également cédé la direction de son étiquette de disque, Simone Records, à sa collègue Magalie Pleau ; en plus de produire les albums de Louis-Jean Cormier, Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Ariane Moffatt et Laura Sauvage, l’étiquette a récemment frappé un grand coup avec le projet d’Hubert Lenoir.

« Je prends ce mandat pour la cause de la culture québécoise », dit le nouveau directeur de cabinet de la ministre Roy, ardent défenseur de la scène musicale indépendante québécoise et perçu par plusieurs professionnels de l’industrie musicale croisés au FME comme un allié à leur cause au sein du gouvernement de la CAQ.

C’est le cabinet de Nathalie Roy qui a approché Sandy Boutin. « Entre nous, ça a cliqué, dit-il. Ensuite, c’est flatteur, surtout après toutes les implications des membres du milieu comme moi. Producteur impliqué dans le CA de l’ADISQ ou musicien sur le CA de l’Union des artistes, si on s’engage, c’est qu’on veut poser notre pierre à l’édifice de la culture québécoise. Pour moi, revenir en politique dans le domaine où je me suis investi pendant dix-sept ans à défendre la musique, la culture et le développement régional sur toutes les tribunes, c’est une occasion en or. »