Anton Bruckner, Les 9 Symphonies

Jamais vu pareil retournement de situation en 31 ans de métier ! Avis partagé par d’autres amateurs et musiciens, voici la plus honnie des célèbres intégrales des symphonies de Bruckner. Avec une direction verticale, plutôt statique, et une polyphonie opaque, Karajan a rendu « anti-brucknériennes » des générations de mélomanes qui n’ont pas eu la chance d’aborder Bruckner avec Eugen Jochum ou Gunter Wand. Or voilà que, pour les 30 ans de la mort de Karajan, un rematriçage donne (aux Symphonies nos 4 à 9, enregistrées en analogique) une respiration sonore insoupçonnée, décrispe les timbres et instille de la transparence. On se trouve comme en face d’un tableau restauré, avec le Philharmonique de Berlin qui sonne dans sa vérité et sa grandeur. L’opacité dans un son massif et dur. Bref, la chape de plomb étant enlevée, l’auditeur perçoit différemment le message musical. Si l’on avait besoin d’une preuve de l’influence du son sur la perception artistique, nous aurions dans l’aventure Bruckner-Karajan-DG l’exemple suprême.

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Anton Bruckner

★★★★
Coffret

Les 9 Symphonies, DG 9 CD et 1 Blu-ray 483 7137