Rearview Paradise, Júníus Meyvant

En ce coeur mou de l’été, un inédit inattendu de Júníus Meyvant ne peut causer qu’un soupir d’aise. Six mois seulement après Across the Borders, l’artiste et musicien islandais flamboyant vient de laisser tomber quelques morceaux conçus pour la majorité l’hiver dernier, avec en plus une version retravaillée de Carry On With Me, plus raffinée, sans ses pulsations originelles. Ce microalbum n’est ni tout à fait folk, ni tout à fait pop, ni seulement soul : Rearview Paradise est tout cela, une ravissante exécution qui renoue avec le côté minimaliste de Júníus Meyvant — ses constructions aérées, sa voix rude couchée sur des vagues — sans pour autant oublier son récent basculement dans la foison instrumentale. Comment fait-il pour suinter autant d’extravagance et de simplicité mêlées ? Son caméléonisme est encore une fois l’essentiel du spectacle. Du puissant gospel-soul d’Ain’t Gonna Let You Drown, avec cuivres et piano, à la pop insulaire d’Under Violent Snow, introduite au clavecin, c’est de nouveau de la prestidigitation. Du vrai Meyvant.

Écoutez Ain't Let Gonna Let Your Drown

Rearview Paradise

★★★ 1/2
Indie pop

Júníus Meyvant, Glassnote Records