Aime la vie, Florent Pagny

Mais qu’est-ce qui, note poussée pour note poussée, fait qu’un Johnny Hallyday m’a toujours soulevé de terre et un Florent Pagny me soulève encore une fois le cœur ? Les deux titres ici fournis à Pagny par le formidable Daran, qui ne saurait comment composer une mauvaise mélodie, offre un excellent point de comparaison. On écoute Si une chanson, du Daran fort et franc, et après une grosse minute, le corps se rebiffe : reflux gastrique. On n’y croit pas un instant. Du Daran par Johnny, ça avançait à la machette dans la plaie tellement c’était ressenti. Une démesure… authentique. Pagny, c’est le même grand guignol à tous les coups : le couplet évasion salsa Club Med (Revenons sur Terre) est servi de la même façon que la dénonciation du racisme (Noir et blanc); ça sidère. Johnny poussait pour se sentir vivre, Pagny pousse pour s’entendre pousser, pour se faire frétiller la barbiche. Et Garçons, le duo avec Jean Reno ? On croit à Reno, et c’est pourtant lui, l’acteur, eh !

 
 

Aime la vie

Chanson

Florent Pagny, Capitol/Universal