Remembering the Rockets, Strange Ranger

En avez-vous assez de l’indie-rock ? Vous trouvez la ritournelle plaintive de quelques jeunes gens privilégiés dotés d’une éducation Ivy League, d’un appart payé par papa-maman et de problèmes d’estime de soi répétitive et narcissique ? L’écoute de Remembering the Rockets, second album du combo anciennement de la côte ouest — désormais établi à Philadelphie — Strange Ranger (autrefois appelé Sioux Falls) serait alors à proscrire. Même ce déplacement d’une ville « légendaire » de l’indie à une autre irrite. Englué dans un mimétisme de tous les grands du genre, des Cure (Sunday) à Galaxie 500 (Nothing Else to Think About), en passant par Pavement (Ranch Style Home) et Belle and Sebastian (saupoudré un peu partout), Strange Ranger veut tellement fort qu’on ne peut s’empêcher de rouler de l’oculaire en entendant ces clochettes naïves (Leona) ou cette batterie ample façon pastiche de la lo-fi des 90 (Beneath the Lights). Qui êtes-vous, Strange Ranger ? Le savez-vous ? Qu’est-ce que les « rockets » ? On les a déjà oubliés.

Remembering the Rockets

★★
Indie-Rock

Strange Ranger, Tiny Engines