Modern Mirror, Drab Majesty

En ces années noires qui mériteraient certainement qu’on leur infuse un peu plus de joie, force est d’admettre qu’on pourrait traiter le synthétiseur avec plus de dévotion. Heureusement que la cold-wave est encore là, mais encore, c’est souvent maussade. Arrive alors Drab Majesty et leur Modern Mirror, une des meilleures bonnes nouvelles à venir de Los Angeles depuis belle lurette. Le projet d’Andrew Clinco, qui signe un troisième album new wave solennel et spirituel, presque pieux, allie le vieux et le neuf à la manière de Lebanon Hanover ou de Boy Harsher. Certains ont dit que c’était « goth » ; ce l’est. Mais sans l’apitoiement. Lettre d’amour à la pop (The Other Side) et au post-punk des années 1980 (Out of Sequence), Modern Mirror regarde certes en arrière, mais sa grande réalisation est d’arriver à maintenir en équilibre le sérieux de la démarche que requièrent un album génial et le plaisir du lâcher-prise. Au Théâtre Fairmount le 14 août.
 

Modern Mirror

★★★★
Synth-pop

Drab Majesty, Dais Records