Le Festif en cinq temps

La 10e édition du Festif de Baie-Saint-Paul bat son plein jusqu’à dimanche. Le Devoir est sur place pour rendre compte des moments forts de ce festival devenu un incontournable pour les festivaliers amateurs de musique, au coeur de l’été québécois. On vous présente ici cinq moments forts de la mouture 2019 du Festif.

Le moment « ça n’arrive qu’au Festif »

Photo: Francis Gagnon Bleu Jeans Bleu se produisant sur la scène flottante, sur la rivière du Gouffre

Après avoir utilisé une multitude de lieux inédits pour présenter des spectacles dans la petite municipalité de Baie-Saint-Paul, les organisateurs ont décidé cette année d’installer une scène flottante sur la rivière du Gouffre, qui coule en plein coeur de la ville. Les festivaliers peuvent assister au spectacle de Bleu Jeans Bleu ou de Jérôme 50 en se baignant, en kayak ou encore en relaxant, installés dans l’un des nombreux pneumatiques ancrés dans le fond de la rivière. Très certainement une idée à retenir pour les prochaines éditions.

Le moment des retrouvailles sans flafla

Photo: Jay Kearney Bernard Adamus en prestation suprise sur la rue Ménard

Le spectacle a beau avoir été annoncé à moins d’une heure de préavis, on n’avait jamais vu autant de monde sur la rue Ménard, mais aussi sur le gazon et sur les balcons des résidents du secteur, pour la prestation surprise de Bernard Adamus. Belles retrouvailles sous le soleil de plomb, avec l’artiste qui a offert une prestation dépouillée à souhait, simplement accompagné de sa guitare, d’un banjo et d’un contrebassiste. Prestation quelque peu brouillonne, mais au final, tout le monde connaissait les chansons par coeur, y compris celles de son plus récent album, C’qui nous reste du Texas, qui marque le retour de Bernard Adamus, après une pause d’un peu plus d’une année.

Le moment du recueillement

Photo: Francis Gagnon Alexandra Stréliski en concert nocturne intime

On aurait pu entendre voler un papillon de nuit durant la prestation d’Alexandra Stréliski, au début de la nuit de jeudi à vendredi. Moment de recueillement parfait, dans la nuit fraîche, pour les quelques dizaines de chanceux qui ont pu assister à sa prestation, seule au piano, sur une petite scène installée au milieu d’un bassin d’eau, dans la cour de l’hôtel Germain. Même recueillement d’ailleurs, et beau retour dans le temps, avec Luc De Larochellière, qui avait revisité quelques heures plus tôt l’intégral de son premier album, Amère America, sorti il y a plus de 30 ans.

Le moment de la fête lancée à toute vitesse

Photo: Caroline Perron Qualité Motel lançant la fête sur la scène principale

Devant la grande scène du Festif, il y avait probablement quelques milliers de personnes dès jeudi, en début de soirée. Jamais, en fait, on aura vu autant de monde un peu partout au festival. Et ils étaient des centaines à répondre présents à l’appel à la fête lancé par Qualité Motel (les mêmes membres que Misteur Valaire), le verre de bière bien plein. En formule « DJ set », ils ont fait lever la pâte, avec l’aplomb qu’on leur connaît, jusqu’à faire scander « c’pas du romarin, c’est du basilic » à tout le public. Le festival venait véritablement de commencer. Ils auraient pu rester sur scène bien au-delà de leur prestation d’un peu plus d’une heure. Après eux, les membres de Chromeo, pourtant en tête d’affiche, n’étaient tout simplement pas à la hauteur.

Le moment du plaisir contagieux

Photo: Louis Laliberté Kevin Parent en concert surprise dans la cour d'une résidente de Baie-Saint-Paul

Sur la liste des prestations surprises (toujours annoncées moins d’une heure avant le spectacle), on compte cette année plusieurs artistes qui ne sont pas inscrits à la programmation officielle du Festif, dont Kevin Parent. Artiste rassembleur, toutes générations de festivaliers confondues, il a offert une trentaine de minutes en solo, dans la cour de « Kim », une résidente de Baie-Saint-Paul. Et il a évidemment misé sur les classiques, dont Seigneur, en guise de conclusion. Belle rencontre ou belles retrouvailles, peu importait, l’ambiance festive a fait le reste.

Il reste par ailleurs plusieurs spectacles jusqu’à dimanche midi, un peu partout dans Baie-Saint-Paul. Un bilan complet sera d’ailleurs publié lundi, pour rendre compte de la suite, dont les prestations des Trois Accords, de Dumas, de Marjo, de Tire le Coyote et de Choses sauvages.