Radio contre-temps, Flavien Berger

Flavien Berger assume-t-il son statut de sensation de la pop française, propulsé au sommet en quelques morceaux à peine ? La stratégie de défense à préconiser dans ces situations pour maintenir la fraîcheur : un disque-surprise. Sorti comme ça sans avertissement début juillet, Radio contre-temps est une « face b » de Contre-temps, son très bon précédent album. Le créateur français y narre les choix esthétiques et conceptuels. Radio contre-temps, c’est un peu les retailles de Contre-temps, des atmosphères délicates avec des motifs répétitifs, des claviers au grotesque singulier désormais caractéristiques et pas mal de field recordings. Ici, pas de tubes de la trempe de Maddy la nuit (2018) ou de La fête noire (2015). Le résultat est un disque moins figé, plus interprétatif, certes moins abouti que les deux autres, mais qui a l’avantage de faire réfléchir au caractère définitif des oeuvres d’art. À quel moment l’artiste sait-il qu’une pièce est terminée ? Et surtout, le spectateur-récepteur s’en soucie-t-il ?
 

Radio contre-temps

★★★ 1/2
Électro-pop

Flavien Berger, Pan European Recordings