Cinq Québécois finalistes au prix Polaris

Les Louanges, de son vrai nom Vincent Roberge, est le seul représentant francophone dans la liste des finalistes.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Les Louanges, de son vrai nom Vincent Roberge, est le seul représentant francophone dans la liste des finalistes.

Le palmarès final des dix nommés au prix Polaris dévoilé mardi compte plusieurs artistes anglophones qui se sont déjà hissés dans cette liste par le passé — comme Shad et PUP —, ainsi que pas moins de cinq Québécois.

Le seul représentant francophone de cette liste de finalistes au prix Polaris, qui est remis au meilleur album au Canada sans égard aux ventes ou au genre, est Les Louanges, de son vrai nom Vincent Roberge.

Ce dernier s’est démarqué récemment en recevant plusieurs récompenses pour son disque La nuit est une panthère, dont le prix Félix-Leclerc, le prix Espoir FEQ et le prix Rapsat-Lelièvre.

Quatre autres artistes du Québec courront la chance de remporter les honneurs pour cette 14e édition de la récompense. On y retrouve l’artiste électronique de calibre international Marie Davidson, la chanteuse inuk Elisapie, la jazzwomen Dominique Fils-Aimé et le groupe de Hull FET.NAT, qui livre une musique jazz, électro et rap déconstruite et audacieuse — avec une poignée de mots en français à travers le tout.

C’est la cohorte ayant la plus forte présence fleurdelisée au prix Polaris depuis 2007, année où Patrick Watson avait gagné devant ses compatriotes Arcade Fire, The Besnard Lakes, The Dears et Miracle Fortress, notamment.

Une 4e nomination pour Shad

Les cinq autres places dans le palmarès des finalistes de la prestigieuse bourse sont Shad, PUP, Jessie Reyez, Snotty Nose Rez Kids et Haviah Mighty. Seule cette dernière recrue en est à sa première mention au Polaris, qui est remis depuis 2006.

Les 10 artistes nommés ont été choisis par 199 jurés issus de la sphère médiatique musicale du pays — ils sont des journalistes, des blogueurs ou des animateurs répartis sur le territoire canadien. En ronde préliminaire comme pour la sélection finale, chacun soumet cinq albums, en ordre d’importance.

Plus d’une douzaine d’artistes québécois, dont Jean Leloup, Salomé Leclerc et Loud, s’étaient retrouvés cette année dans la présélection du Polaris.

En 2018, c’est Jeremy Dutcher qui avait remporté le Polaris pour son album Wolastoqiyik Lintuwakonawa. L’artiste malécite originaire de la nation Tobique, au Nouveau-Brunswick, avait profité de sa victoire pour ramener la question autochtone à l’avant-plan. Dutcher avait remporté les honneurs entre autres devant Hubert Lenoir, Pierre Kwenders et Jean-Michel Blais.

Dutcher succédait notamment à Lido Pimienta (2017), au Montréalais Kaytranada (2016) et à Buffy Sainte-Marie. À ce jour, le prix créé en 2006 a récompensé un seul disque en français, soit Les chemins de verre de Karkwa (en 2010). Par contre, outre Kaytranada, plusieurs Québécois ont remporté les honneurs par le passé, dont Godspeed You ! Black Emperor, Arcade Fire et Patrick Watson.