Space Thing, William Castleman

Le mythique « mogul » des films d’exploitation de David F. Friedman eut en 1967 un gros flash mauve (parmi d’autres, c’était un producteur productif) : et si on faisait pour les messieurs en imperméable des cinémas XXX une sorte de sous-Star Trek érotique ? Un an avant Barbarella et 2001 : l’odyssée de l’espace, ce film de tout-nus dans l’espace présenta donc les ébats et tribulations des Planetarians et des Terranians dans les décors des futurs Oraliens (à peu près). Si le film est surtout mémorable pour la prestation de Karla Conway (Miss April de Playboy deux ans plus tôt), la bande sonore est sa plus jouissive arnaque : on joue de la bossa mal famée (Infinite Worlds), du jazz pseudo mystérieux (Had It Comin'), du xylophone à gogo (Staccato Swagger), on ajoute plein de bwouit bwouit, de glockxbuzz et autres bruitages intersidéraux, et le tour est joué. Par pur accident, le résultat est épatant : chers Vinyliens, vos platines en décolleront.
 

Space Thing

★★★
Bande sonore originale

William Castleman, Modern Harmonic / Something Weird (vinyle)