Les ventes de musique ont reculé en 2018 au Québec

Parmi les ventes d’albums québécois, la part détenue par les produits en français a cependant connu une légère baisse, passant de 73% en 2017 à 71% en 2018.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Parmi les ventes d’albums québécois, la part détenue par les produits en français a cependant connu une légère baisse, passant de 73% en 2017 à 71% en 2018.

Les ventes d’enregistrements audio au Québec ont reculé en 2018 comparativement à l’année précédente, mais la part de marché des produits québécois a toutefois augmenté, selon ce que rapporte l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.

Au total, les ventes d’enregistrements audio se sont élevées à 4,7 millions d’unités dans la province en 2018, une baisse de 16 % comparativement à 2017.

Il s’agit d’une baisse cumulative des ventes de 53 % sur 10 ans, un déclin vraisemblablement dû à la popularité des services d’écoute de musique en continu pour lesquels les données détaillées ne sont pas disponibles, selon l’ISQ.

En 2018, il s’est vendu 3 millions de CD au Québec, une baisse de 17 % par rapport à 2017. Du côté de l’album numérique, un million d’unités ont été vendues en 2018, ce qui représente également une diminution — de 11 % — comparativement à l’année précédente.

On a également calculé 8,2 millions de pistes numériques vendues en 2018, ce qui représente 600 000 en équivalents d’albums. Il s’agit d’un recul de 15 % sur un an et d’une cinquième année de baisse consécutive.

La part de marché des produits québécois dans les ventes d’enregistrements audio a toutefois augmenté ; elle s’est située à 51 % en 2018, contre 44 % en 2017.

Selon l’ISQ, la hausse de la part québécoise entre 2017 et 2018 s’explique en partie par une diminution plus prononcée des ventes de certains produits, soit des reculs de 34 % pour les CD non québécois en anglais et de 29 % pour les albums numériques non québécois en anglais.

Parmi les ventes d’albums québécois, la part détenue par les produits en français a cependant connu une légère baisse, passant de 73 % en 2017 à 71 % en 2018.