Amyl and the Sniffers, Amyl and the Sniffers

Entre autres méchancetés, on dit que les critiques ne sont que des musiciens ratés qui auraient tant voulu, eux aussi, être des artistes idolâtrés. C’est faux, la plupart du temps… jusqu’à ce que se matérialisent sur scène Amyl (Amy Taylor) et ses senteux, quatuor de Melbourne qui fait revivre le mythe du rock joué vite et fort entre deux caisses de bière pas chère. Dans un monde devenu si conscient de sa propre image, au bord de la crise d’anxiété, que celui ou celle qui ne voudrait pas faire ainsi honneur aux AC/DC, Joan Jett, Stooges et autres glam rockers jette la première pierre ! Oui, ce premier long (après deux EP en 2016 et 2017) sent un peu le pastiche. Mais la beauté de cette musique est qu’elle n’a pas à être intellectualisée. Elle se vit dans la voiture, dans le party de sous-sol et, sans conteste, sur la scène, où elle devient une pulsion d’intensité qui ponctue la morne routine. Et regardez-moi ces magnifiques coupes Longueuil ! En concert le 21 juillet au Ritz.

 

Amyl and the Sniffers

★★★ 1/2
Punk rock

Amyl and the Sniffers, Rough Trade