Quatre climats habitables, feu doux

Un an et demi après s’être glissé entre nos deux oreilles avec un premier album, le duo feu doux — Stéphane Lafleur d’Avec pas d’casque et Christophe Lamarche-Ledoux d’Organ Mood — refait doucement surface avec les compositions douillettes de Quatre climats habitables. L’oeuvre ambient de Brian Eno sert à nouveau de point de référence aux deux compositeurs et interprètes, qui privilégient les harmonies à long déploiement et les jeux de textures sur ces quatre nouvelles créations. La cristalline Le Lac a gelé devant nous qui ouvre l’album articule des drones de synthétiseurs ponctués par quelques notes échappées d’un piano électrique. Si on s’ennuie ensuite un tantinet sur la statique et quasi-new age Milieu humide (sont-ce bien des chants de baleine qu’on y discerne ? Pitié !), les longues et superbes Translations, qui évoquent les oeuvres plus méditatives de Vangelis, et la céleste Translation, ses claviers imitant le timbre de voix d’une altiste imbibée dans une impression de mélodie, justifient à elles seules que l’on emménage dans ces climats.

 

Quatre climats habitables

★★★ 1/2
Ambient

feu doux, Dare to Care