Father of the Bride, Vampire Weekend

Tout est merveilleux et joyeux dans le monde poli et en polo de Vampire Weekend. Sauf que tout n’est plus pareil : les ex-golden boys de la scène new-yorkaise ont, depuis leur dernière parution, perdu un membre — le producteur Rostam Batmanglij, tout de même présent ici — et ont quitté New York pour Los Angeles. Ezra Koenig et le reste de sa bande semblent faire des pieds et des mains pour préserver la fraîcheur qui les caractérise. Seulement, la beauté de Modern Vampires of the City (2013), par exemple, était son fragile équilibre entre pop lumineuse et émotions douces-amères. Pour pousser ce pari de l’éternel jardin d’Éden, les Vampire s’entourent de Danielle Haim (de Haim) et de Steve Lacy (de The Internet), ajouts certes judicieux, mais qui viennent modifier la formule du groupe. Bref, les moments les plus charmants proviennent d’une part des morceaux qui ressemblent à des hommages à Graceland de Paul Simon (Harmony Hall, This Life) et des tentatives plus country (Hold You Now, Married in a Gold Rush).

Écoutez Harmony Hall

Father of the Bride

★★
Indie-pop

Vampire Weekend, Columbia