Ricardo Branchini, Ricardo Branchini

C’est ma sorte de fou fini, fan irréductible d’une période très précise et particulièrement riche dans l’histoire du rock : 1965-1968. Il y vit, en immersion : il incarnait Lennon dans le groupe Hommage aux Beatles, on l’a vu avec les nouveaux Jaguars, et ainsi de suite. Le revoilà, concrétisant une fois pour toutes son rêve. Cet album, où il a tout écrit, composé et presque tout joué (avec David Massicote), ne contient que des chansons à lui qui ressemblent exprès à plein de chansons bien-aimées de ces années bénies. Parce qu’il ne cherche jamais à cacher clins d’oeil et références, frôlant parfois le pastiche (I Wish I Had A Wig renvoie à When We Was Fab, où George Harrison pastichait ses Fabs à lui), Branchini a tout bon : le son, les suites d’accords, les harmonies. Y aller à fond, c’est la seule intention : rock de garage dans Can You Dig This, pop baroque à la Merry-Go-Round et autres Left Banke dans One There Was a Boy, c’est jouissivement assumé. J’aime mieux ça qu’Oasis. Zéro prétention.

 

Ricardo Branchini - Going Psychedelic

Ricardo Branchini

★★★ 1/2
Néo-60’s pop

Ricardo Branchini, indépendant