Here Comes the Cowboy, Mac DeMarco

Aux premières notes de ce cinquième album du « slack-rocker » Mac DeMarco, un trépignement agrippe l’oreille : l’auteur-compositeur-interprète serait-il en train de nous emmener ailleurs ? Il faudra bien vite redescendre de nos grands destriers, cette introduction très Rocky Racoon n’était qu’illusion. Dès la seconde pièce, l’extrait Nobody, on retrouve ce même bon vieux Mac qui gratte ses cordes désaccordées façon jangle pop, qui chante sans trop se presser. L’artiste ramène aussi les inflexions aiguës rappelant Salad Days (2014). On attend donc patiemment pendant quelques chansons de s’accrocher à quelque chose de neuf. À la sixième chanson survient Choo Choo, un jam au propos obscur avec plus de funk et de tempo. Encore une fois, on y est, super, on embarque avec toi, Mac… et ça retombe dans la zone de confort tout de suite après. Mais c’est toujours sympa, un peu de Mac DeMarco ! entend-on déjà dire les inconditionnels. Oui, c’est pour ça qu’on se repasse encore Salad Days, justement.
 

Here Comes the Cowboy

★★
Indie-rock

Mac DeMarco, Mac’s Record Label