Clara Schumann, Howard Shelley, Orchestre symphonique de Tasmanie, Hyperion

L’enregistrement du Concerto opus 7 (1833-1834), seule composition orchestrale de Clara Schumann, en la mineur comme, plus tard, le concerto de son mari Robert, s’inscrit dans le cadre du projet des « Concertos pour piano romantiques » dont ce disque est le 78e volume. L’intérêt est ici documentaire. Nul ne saurait prétendre que cette œuvre a été ostracisée parce qu’elle était le fait d’une compositrice. Le finale de 10 minutes qui surpasse nettement les deux autres en est (éventuellement) la partie à retenir. En fait, le disque vaut surtout par l’ensemble du programme très cohérent autour des grands virtuoses concurrents de Clara dans les capitales européennes au milieu du XIXe siècle. Le Konzertstück op. 113 de Ferdinand Hiller, le Rondo op. 27 de Henri Herz et Le rêve de Friedrich Kalkbrenner, tous supérieurs à l’Opus 7 de Clara, ne sont pas des partitions essentielles de la musique, mais ils intéresseront ceux qui se penchent sur cette période où l’art pianistique était avant tout synonyme de légèreté et volubilité.
 

Howard Shelley joue Le Rêve de Kalkbrenner

Clara Schumann

★★★ 1/2
Classique

Howard Shelley, Orchestre symphonique de Tasmanie, Hyperion, CDA 68240