The Same but by Different Means, Yves Jarvis

Entre chien et loup. Le moment de la journée où la clarté du jour fait place aux mystères du soir. Avec le déclin de la lumière, les émotions basculeront-elles vers la sourde amertume de la solitude non désirée ou vers l’excitation de la promesse de la fête ? C’est de ce moment unique que The Same but by Different Means propose de se faire la trame sonore. Nouvel album, nouveau pseudonyme pour le créateur montréalais Jean-Sebastien Audet, anciennement Un Blonde. Alors que le précédent, Good Will Come to You, était optimiste et lumineux, Audet propose cette fois un cocon intimiste dissimulé, un secret qu’il offre à qui veut bien prendre le temps de porter attention. La voix multipliée du chanteur invite à l’immersion. C’est ensuite seulement que l’instrumentation riche se révèle, faite de pickings sensuels et de percussions aux frontières du jazz moderne. L’ambiance est donc étoffée. Il manque toutefois un peu de mélodies fortes auxquelles se raccrocher. En concert le 21 mars au MTelus avec Homeshake.

The Same but by Different Means

★★★
Jazz Pop

Yves Jarvis, Flemish Eye