When I Get Home, Solange

À propos des influences musicales ayant donné forme à son quatrième album, Solange Knowles a parlé du Stevie Wonder des années 1970, ce qui saute aux oreilles dès les premiers accords de synthétiseurs de Things I Imagined à l’ouverture. Le territoire de When I Get Home est ainsi vite tracé : soul, R&B de toutes époques, jazz-funk, le tout retenu ensemble par des rythmiques rap/trap contemporaines. Ce que l’on n’attendait pas, c’est la dimension ambient, voire ésotérique, de ses chansons : elles sont au nombre de dix-neuf, durent rarement plus de deux minutes, paraissent malheureusement légères en substance, comme si l’auteure, compositrice, productrice et réalisatrice se satisfaisait d’une simple idée, un motif mélodique, un groove, qu’elle répète en boucle. Des impressions de chansons, diffuses, fragiles, sur lesquelles ses nombreux invités passent quasi inaperçus (exception faite de Gucci Mane sur l’amusante My Skin My Logo). Ça s’écoute bien distraitement, et nous laisse sur notre faim quand on s’y penche de plus près.

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When I Get Home

★★★
R&B

Solange, Columbia