Chostakovitch, Orchestre symphonique de Boston

Cet album paraît au moment où Boston et Andris Nelsons viennent de récolter leur troisième Grammy de suite (si tant est que cette distinction ait une signification) pour les volumes successifs de cette intégrale Chostakovitch. Chose intéressante, les Symphonies nos 4 et 11, parues en 2018, ont également été distinguées pour la prise de son, qualité que confirme ce 4e volume. L’ingénieur Nick Squire a réalisé un superbe travail dans la mise en valeur des timbres, des détails et la respiration dynamique de l’orchestre dans l’espace du Symphony Hall. Des diverses entreprises d’Andris Nelsons, celle-ci est de loin la plus convaincante. L’Orchestre de Boston est chatoyant, avec des cuivres exceptionnels et une virtuosité impressionnante dans le finale de la 6e Symphonie. Malgré les louables efforts, il manque toujours, par rapport à Rojdestvenski (7e) ou Mravinski (6e) les grincements et les sarcasmes (2e volet de la 7e Symphonie) dans cet univers interprétatif proche de Vasily Petrenko (Naxos) avec un orchestre plus luxueux.

 

Andris Nelsons dirige le Finale de la 6e Symphonie de Chostakovitch

Chostakovitch

★★★ 1/2
Classique

Symphonies nos 6 et 7, Suite du Roi Lear, Orchestre symphonique de Boston, Andris Nelsons, DG, 2 CD, 483 6728