Arriaga, Berit Norbakken Solset

Parmi les grandes énigmes de l’histoire de la musique, en voici une bien triste : que serait-il advenu de Juan Crisóstomo Jacobo Antonio de Arriaga y Balzola s’il n’était mort d’une maladie pulmonaire à 10 jours de fêter ses 20 ans ? Le père voulait faire de son fils, né en 1806 (50 ans, jour pour jour, après Mozart), le Mozart espagnol. De fait, le jeune garçon commence à composer avant ses dix ans et se met à écrire un opéra, Les esclaves heureux, à 12 ans. Il est envoyé au Conservatoire de Paris, où, à 17 ans, il devient l’assistant de son professeur Fétis. Il reste de lui essentiellement trois quatuors (1823) et une Symphonie (1824). La superbe musique d’Arriaga, d’un langage post-mozartien qui fait penser à la musique du jeune Schubert, est à connaître. Cette anthologie sans équivalent repose sur l’édition critique des partitions pilotée par Christophe Rousset. Nous y découvrons des œuvres vocales, sur des textes en français, sous la baguette vive d’un des successeurs potentiels de Kent Nagano à Montréal, Juanjo Mena.

 

Juanjo Mena dirige le Finale de la Symphonie d'Arriaga

Arriaga

★★★★ 1/2
Classique

Symphonie, Herminie et autres œuvres, Berit Norbakken Solset, BBC Philharmonic, Juanjo Mena, Chandos, CHAN 20077