Beat My Distance, Anemone

Coïncidence : alors que Stereolab annonçait sa première tournée en dix ans (le 1er octobre, au théâtre Corona), l’étiquette Luminelle lance le premier album d’Anemone, quartet montréalais s’articulant autour de la voix douce de la compositrice Chloé Soldevila, sorte de Laetitia Sadier des temps modernes. Le spectre de la pop des années 1960 plane sur les neuf chansons de ce bref et agréable Beat My Distance, mais là où Stereolab défrichait de nouvelles terres musicales, Anemone se contente de les revisiter en dansant. On Your Own, Daffodils et Memory Lane nous transportent d’abord sur un petit nuage, de douces et vaguement mélancoliques pépites pop, mais c’est lorsque la section rythmique prend le détour disco-funk qu’Anemone trouve sa vitesse de croisière : Sunshine (Back to the Start) et She’s the One s’avèrent irrésistibles et éloignent le son du groupe des expériences sonores de Stereolab pour plutôt se rapprocher de la pop candide de The Cardigans. Le genre de disque qui annonce le printemps.


Beat My Distance

★★★ 1/2
Pop

Anemone, Luminelle