The Gleaners, Larry Grenadier

Les albums de contrebasse solo ne sont pas fréquents, mais plusieurs dizaines de musiciens ont néanmoins emboîté le pas au Journal Violone de Barre Philips, paru en 1968. On doit à l’étiquette allemande ECM une part importante de ce catalogue niché (Vitous, Holland), notamment End to End, de Philips (2018) et ce magnifique The Gleaners, que Larry Grenadier a fait paraître la semaine dernière. Un disque d’une remarquable profondeur : dans le son immensément riche, généreux et chaleureux de l’instrument ; dans la prise de son extrêmement précise, toutes textures mises en valeur ; dans le choix du répertoire, avec un Grenadier glanant entre compositions et reprises pour évoquer au passage plusieurs influences — Pettiford, Coltrane, Motian, Gershwin, Davis, LaFaro, Brown, Mingus, Gomez. En pizzicato ou à l’archet, le contrebassiste du Brad Mehldau Trio rappelle partout combien son instrument est un univers de subtilités, majestueux, lyrique… et complet, bien au-delà de toute image austère.

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The Gleaners

★★★★
Jazz

Larry Grenadier, ECM