After Dark, Pale Lips

Dieu nous garde d’injurier le rock’n’roll qui fait « ouh-ihh-ouh ». Ah, vraiment, c’était bien, le temps des Ramones ! Mais une fois que les doux dingues de Hunx His Punx ou Shannon and the Clams eurent poussé l’esthétique Chuck Berry-rencontre-les-New-York-Dolls à son paroxysme, créant ainsi nécessairement un précédent, que faire ? Dans son second disque intitulé After Dark, un hommage ludique à la vie nocturne, aux garçons et à l’ésotérisme, le quatuor de Montréal Pale Lips refuse de laisser aller l’attachant combo fait de chants rapides, de rimes faciles (« boy » et « toy ») et de guitare rockabilly. Chouette décharge d’énergie, certes, surtout dans cette façon frontale d’aborder une structure rock’n’roll assez classique. Mais After Dark se déploie dans un registre trop contenu, se heurtant aux limites d’une recette prédéfinie par les canons (depuis longtemps disparus) d’un genre que d’autres ont maintes et maintes fois déconstruit déjà.


After Dark

★★ 1/2
Surf rock/power pop

Pale Lips, Gods candy records