Maison ouverte, Simon Kearney

Il a l’alpha mâle mis à mal, Simon Kearney, et il se dépatouille avec ses pulsions comme il peut. Ça donne ce deuxième album à la fois joyeusement pop’n’roll (sa description), frondeur envers et contre tout, voire contre lui-même. À quel point chante-t-il sérieusement « Me faire feeler cheap, pour elle c’est un sport / Aux bitch Olympics, elle a gagné l’or » ? La réaction semble outrée exprès, on se dit qu’il dénonce une attitude, mais un doute subsiste. Exprès, peut-être. Il y a aussi une chanson intitulée L’infirmière, où il se décrit comme celui qui veut se faire « becquer bobo » sur ses « blessures imaginaires » : trait grossi jusqu’à la caricature ou manière de dire la vérité pas bonne à dire ? J’avoue ne pas avoir de réponse. Les mélodies de Simon et les arrangements de Marc Chartrain sont bigrement efficaces, famille de vers d’oreille élevée en bécher. Ça s’écoute aussi sans rien y lire : « J’gagne pas les concours et je trouve ça drôle. » Drôle comme dans drôle d’époque.

Écoutez C'pas les raisons qui manquent

Maison ouverte

★★★
Pop’n’roll

Simon Kearney, Sphère Musique