R. Kelly lâché par Sony Music

New York — Entre le chanteur R. Kelly et Sony Music, c’est fini : le contrat qui liait la maison de disques RCA (filiale de Sony) au chanteur est terminé, après un documentaire l’accusant de multiples agressions sexuelles, ont rapporté vendredi plusieurs médias spécialisés. « R. Kelly et Sony ont décidé de se séparer », a indiqué le site spécialisé Billboard en citant des sources anonymes. « Sony Music a décidé de mettre fin à sa relation professionnelle avec R. Kelly », a publié dans la foulée le site de célébrités Variety, faisant référence également à des sources non identifiées. Contacté par l’AFP, Sony Music n’a pas immédiatement confirmé l’information. Le chanteur de Chicago, Robert Sylvester Kelly de son vrai nom, qui a toujours démenti ces accusations, n’a pas non plus fait de commentaires. Mais le chanteur de R&B et auteur du succès I Believe I Can Fly, qui avait annoncé récemment préparer un nouvel album, était en position de plus en plus difficile ces derniers mois. Les appels au boycottage s’étaient multipliés sous l’impulsion des mouvements #MoiAussi et Time’s Up, via le mot d’ordre #MuteRKelly (« Faites taire R. Kelly ») sur Twitter. La plateforme suédoise de musique en ligne Spotify avait annoncé en mai retirer le chanteur de ses listes de lecture. Le coup de grâce semble être venu de la diffusion début janvier sur une chaîne câblée d’un documentaire-fleuve intitulé Surviving R. Kelly, dans lequel plusieurs femmes accusaient le chanteur et producteur de 52 ans d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles de moins de 16 ans, et de s’être entouré de femmes dont il a fait ses esclaves sexuelles.