Vivre et laisser mourir, Existe

Bon, allez, ça y est, on remballe, tout le monde. Laissez tomber les recherches. La bande sonore parfaite pour accompagner cette époque totalement pourrie (celle dont on se souviendra comme ayant précédé l’apocalypse climatique) est trouvée. Les trois membres d’Existe, qui produisent déjà depuis 2013, ont mis le doigt sur un point de tension qui fonctionne entre plein de choses, éparses de prime abord : de la grosse guitare (bien dantesque) post-métal, un optimisme naïf tiré du glockenspiel, une progression haletante d’inspiration post-rock, du « picking de hippies » à la Harmonium et une voix qui déclame, presque comme dans le spoken word. Les paroles à la poésie noire et bien déprimante mettent la table pour un voyage sombre au fond de soi-même : entre rage, dépossession et impuissance, le coeur balance. On verrait bien Existe calé dans un programme triple entre Basalte et Big Brave, tiens.


Vivre et laisser mourir

★★★ 1/2
Post-punk

Existe, indépendant