Queen of Golden Dogs, Vessel

Le compositeur et producteur britannique Sebastian Gainsborough se réinvente sur son troisième album, Queen of Golden Dogs, un disque qui puiserait son inspiration dans la peinture et la littérature, mais surtout dans le travail de son amoureux, violoniste classique. Les premières mesures de Fantasma (for Jasmine) donnent le ton : un orchestre de chambre tisse ce premier motif mélodique, interrompu par l’irruption d’une ligne de synthétiseur et une déflagration de percussions synthétiques. Un album cybernétique, fait de chair (le clavecin, le violon et la voix d’Arcanum) et de circuits électroniques (frénétique Glory Glory) fusionnés, éloquent jeu de contrastes poussés à leur paroxysme. On reconnaît toujours la palette sonore électronique crasseuse et abrasive chérie par Vessel sur ses deux précédents albums, cependant adoucis par les moments plus orchestraux, comme la riche et vaporeuse Zahir (for Eleanor) ou l’étude pour voix Torno-me eles e nau-e (for Remedios). Ingénieux.


Queen of Golden Dogs

★★★ 1/2
Expérimental

Vessel, Tri-Angle Records