Moving East, Jimmy Rankin

Célébrée, essentielle est la famille Rankin dans le paysage folk des Maritimes (et ici : on a ressorti leur merveilleux album de Noël, comme chaque année depuis 21 ans). Être un Rankin tient du privilège et du devoir de mémoire. Pas facile de sortir de la Nouvelle-Écosse quand la famille nous y rappelle tout le temps. C’est le lot de Jimmy Rankin, qui a trimé dur pour s’établir à Nashville, sans pour autant rompre les liens du sang et de la tradition. Cela s’entend sur ce disque, le septième du fils Jimmy depuis 2001. Entre la 12-cordes électrique façon Byrds de Thin Ice et le violon dansant du Cape Breton Fiddle, il y a des années de chemin parcouru dans les deux sens, une longue valse-hésitation. Ce qui s’entend plus fort, c’est que le cinquantenaire a fini par trouver sa bonne place : son country-folk urbain, dans l’air salin, sert mieux que jamais les histoires des hommes de la côte, du Rawleigh Man au Highlander. « No more I’ll go roving », chante Jimmy. Le voilà chez lui.

 

Jimmy Rankin — Thin Ice

Moving East

★★★ 1/2
Folk

Jimmy Rankin, Songdog / True North