Enfin!, Michel Polnareff

Peur ? Un mois qu’il me toise et m’angoisse, le Polnareff nouveau. Tout un album studio, l’inespéré, 28 ans depuis le précédent. J’ai réécouté l’intégrale pour mesurer, peut-être pour avoir le vertige. Phantom, la longue pièce instrumentale d’intro, donne dans l’immense. Vertigineuse à souhait. Une œuvre en soi. Quand on se fait appeler L’Amiral, ça prend une armada. Et après ça ? Sumi, rock générique, à moitié parlé, Polnareff aime s’écouter. Grandis pas : revoilà notre mélodiste bien-aimé, fait pour les ballades aux cimes en falsetto. Las, le rock facile est au tournant, Ophélie flagrant des lits, gros riffs et chants d’enfants, c’est gênant. Autant que le jeu de mots dans le titre : c’est une manie, chez lui. Dommage : la mal nommée Terre Happy cache des vocalises divines. C’est l’album de tous les Polnareff : le génial, l’indulgent, le grandiloquent, le champion pop (L’homme en rouge, vraie réussite). Fan, je suis quand même content. Critique, je suis quand même déçu.

Michel Polnareff −​ Grandis pas

Enfin!

★★★
Chanson pop

Michel Polnareff, Enough/Universal