Woldemar Bargiel, Les quatre quatuors à cordes

De la première fournée de parutions de l’année, la découverte majeure est assurément à mettre à l’actif d’une étiquette spécialiste du genre : CPO, avec cette intégrale des quatuors à cordes augmentée de l’octuor de Woldemar Bargiel (1828-1897). Nous avions déjà évoqué ce nom parmi les « mousquetaires » méconnus de la sphère esthétique Schumann-Brahms, ses compagnons étant Friedrich Gernsheim, Hermann Goetz et Robert Volkmann. Cette parution du Quatuor Orpheus, un excellent ensemble, est la plus importante permettant de juger l’excellence de l’inspiration et de la qualité de l’art de Bargiel. Ami de Robert Schumann et de sa femme Clara (la mère de Bargiel fut la première épouse du père de Clara), Bargiel oeuvra notamment comme professeur de composition à Berlin. Parmi les « mousquetaires », le style schumanno-brahmsien de Bargiel se distingue par une fraîcheur héritée de Mendelssohn. L’inspiration mélodique est permanente, et on se demande comment l’histoire a pu passer à côté de tels bijoux.
 

Le Quatuor Orpheus joue le 3e Quatuor de Bargiel

Woldemar Bargiel

★★★★
Classique

Les quatre quatuors à cordes. Octuor à cordes. Orpheus Quartet. CPO 2 CD 555 095-2.