Oxnard, Anderson. Paak

Dernier volet de la « trilogie des plages » californiennes du multidoué Anderson .Paak, Oxnard s’avère également le moins digeste, surtout en raison des thèmes et des textes, capables d’être à la fois vulgaires et vindicatifs, comme sur 6 Summers, où .Paak imagine ce à quoi pourrait ressembler la fille illégitime du président Trump, sur une rythmique rap old school. La production, supervisée par Dr. Dre, est de loin l’élément le plus captivant du troisième album de l’auteur-compositeur-chanteur-rappeur-batteur, qui rend hommage aux racines funk de la Californie sur un disque capable de se lover dans le soul (Smile/Petty, ou encore The Chase avec Kadhja Bonet) avec la même aisance qu’il balance de lourds grooves rap (Who R U ?, Mansa Musa). Lorsque laissé seul, .Paak semble vouloir en faire trop, ce qui justifie l’impression que ce sont les invités — Kendrick Lamar sur Tints, Pusha T sur Brothers’ Keepers, Qu-Tip sur Cheers — qui l’aident à mettre un peu d’ordre dans cet album en quête de sens.
 

Écoutez TINTS, avec Kendrick Lamar

Oxnard

★★★
Hip-Hop

Anderson .Paak, Aftermath