Mon pays c’est l’amour, Johnny Hallyday

Tabac monstre. Feu rallumé. Flambée des gros titres et des ventes (plus de 600 000 exemplaires, les premiers jours). Belle vengeance de Johnny, emporté par un cancer des poumons. Que de souffle dans cette voix, enregistrée quelques mois avant que tout se consume, j’en suis époustouflé. Dès la première chanson, notre homme défie le destin : « J’en parlerai au diable / Si l’heure vient à sonner… » À la deuxième (la chanson-titre), à la troisième (Made in Rock’n’Roll), il fonce, se défonce, se dépense sans compter : que la mort ose l’attraper à ce rythme d’enfer ! Bien sûr qu’il souffre, qu’il donne le change, cela s’entend, mais quel panache ! Les arrangements aux stéroïdes poussent la machine à la faire péter, mais qu’importe : Johnny est là ! Ouaiiiiiis, pour tout dire. Cet album est un grand cri de joie et de douleur en même temps : l’exutoire nécessaire. Moi, c’est Tomber encore, chanson-cadeau d’un simple fan, qui m’achève : Johnny pousse la note qui tue. Allez, salut !
 

Johnny Hallyday - J'en parlerai au diable

 

 

Mon pays c’est l’amour

★★★ 1/2
Chanson rock

Johnny Hallyday, Warner