The Beauty We’ve Found, Pascale Picard

Pascale Picard est méconnaissable sur la première moitié de ce nouvel album, son quatrième. Geste de dépouillement sur Waltzing Disappointments qui ouvre The Beauty We’ve Found, piano-voix seulement jusqu’à ce qu’apparaissent les denses orchestrations de cordes d’Antoine Gratton qui signe aussi la réalisation. Suit Smoke and Mirrors, la plus belle des neuf nouvelles chansons, sa mélodie concise, sa guitare électrique diffuse, le jeu chaloupé de son mari de batteur Marc Chartrain. Tiens, une composition en français, sa première sauf erreur : La tempête. Encore le piano, les cordes, une douce rythmique pré-programmée, un texte un peu maladroit, mais l’interprétation émeut tout de même. Ce n’est que sur la chanson-titre que le naturel pop-rock de Picard revient au petit trot, puis au galop sur la verbeuse In Town, puis sur la ballade rock Witch Hunt avec sa batterie poisseuse. Même le titre est trompeur : ce disque parle moins de beauté que de deuil, de malaises, de besoins à assouvir. Quelque chose comme un nouveau chapitre dans la carrière de l’auteure-compositrice-interprète de Québec.


The Beauty We’ve Found

★★★
Pop

Pascale Picard, Simone Records