Black Soap, Waahli

Le genre de disque nous faisant prendre conscience dès les premières chansons qu’il devait se rendre jusqu’à nos oreilles. Ces inventifs métissages servis à la sauce rap moderne constituent un nécessaire rappel des bienfaits de l’ouverture aux autres musiques au sein de cette éprouvette musicale qu’est la scène montréalaise. Mais où donc se cachait Waahli pendant dix-sept ans ? Au creux du collectif soul-afro-funk-rap Nomadic Massive, tantôt à la console, tantôt au microphone, tantôt à la guitare. Enfin, un premier album du vétéran musicien, épatante rencontre entre le hip-hop (ambiance façon The Roots sur Kote, boom bap sur l’imparable Fly Life, moderne sur Rewind), le funk et les musiques antillaises (reggae-dub sur Caps Fit, rara sur la furieuse Kulenge) interprétée en anglais, en français et en créole pour honorer ses racines haïtiennes. Lancé vendredi soir durant POP Montréal, Black Soap s’enrichit aussi des collaborations avec les chanteuses Meryem Saci, Taliwah et Thayana Iver, ainsi que KenLo (et Caro Dupont) d’Alaclair.


Black Soap

★★★★
Hip-hop

Waahli, Wyzah Musk