Gaîté parisienne, Orchestre symphonique de Québec, Fabien Gabel

Déception ou désillusion ? Fabien Gabel est à la tête de l’OSQ depuis près de sept ans et on espérait que ce disque symphonique, dans un répertoire souvent jovial et flamboyant, serait une brillante carte de visite venant à point nommé dans le redressement et la redynamisation de l’orchestre. Hélas, c’est pire qu’un coup d’épée dans l’eau tant l’étrange sonorité établit une barrière entre l’auditeur et la musique. Le son mat et sec semble avoir été capté dans un endroit si confiné que l’orchestre étouffe et la musique aussi. Ce faisant, l’orchestre sonne, disons, « modestement ». En termes psychoacoustiques, l’impression laissée est déplorable, le manque de respiration acoustique étant intuitivement associé à une crispation musicale, néfaste à des esthétiques aussi opposées que Ravel et Poulenc. L’auditeur a l’impression d’entendre un orchestre lambda jouant dans un kiosque, fâcheuse conclusion entérinée par un Offenbach qui ne saurait se mesurer aux disques de Munch, Previn, Ozawa, Rosenthal-EMI, Dutoit, Solti, Maazel et autres.

Écoutez Valses nobles et sentimentales, interprété par l'Orchestre symphonique de Québec

Gaîté parisienne

★ 1/2
Classique

Ravel, Poulenc, Offenbach. Orchestre symphonique de Québec, Fabien Gabel. Atma ACD2 2757.