In the Blue Light, Paul Simon

Samedi, au Flushing Meadows Corona Park, a lieu la performance finale de la tournée d’adieu de Paul Simon : retour à l’origine, littéralement, pour le p’tit gars du Queens. Il y chantera Me and Julio Down by the Schoolyard, assurément : « Goodbye to Rosie, the queen of Corona… » Un album de réenregistrements l’aura précédé : c’est la grande bâtisse de ses chansons que le copain d’enfance d’Artie Garfunkel a explorée pour l’occasion, et dans tous les coins des objets d’art ont été dénichés. Dommage collatéral des compilations d’immortelles, les « chansons d’albums » s’effacent : injustice ici réparée en partie. Simon et ses as musiciens — du guitariste jazz Bill Frisell au fidèle batteur Steve Gadd — ont dépoussiéré les merveilleux ouvrages que sont les Rene Magritte With Their Dog After the War, Questions for the Angels, Darling Lorraine, Some Folks Lives Roll Easy. Dix titres : pour ainsi dire un échantillon. Redécouvertes ou révélations ? Les deux. Idoine point d’orgue.

In the Blue Light

★★★★ 1/2
Réenregistrements

Paul Simon, Columbia/Sony