Quiet River Of Dust vol. 1, Richard Reed Parry

Que fait un Richard Reed Parry lorsqu’il n’est pas en studio ou en tournée avec Arcade Fire ? Non, il ne collectionne pas les estampes japonaises, mais presque. Il étudie les mythes fondateurs du Japon, approfondit les folklores immémoriaux de sa propre culture celte. Immersion dans le temps, l’espace et les sons. Ça peut sembler onirique en soda, mais le fait est que le musicien y trouve la matière de compositions à la fois riches et apaisantes. On se croirait par moments dans La vallée, le film initiatique de Barbet Schroeder, baignant dans le Pink Floyd de 1972. Mélodies hypnotiques, ambiance psychédélique, habillage oriental, c’est aussi nourri par des recherches en musique électroacoustique. « I was in the rain with the rain in me », chante Parry. Ce ton-là. Niveau de conscience transcendant, sensations exacerbées, on n’est pas loin du buvard d’acide au déjeuner. Le monde selon Perry, pour peu qu’on s’en imbibe, peut mener très loin. En soi comme ailleurs.

 

Richard Reed Parry –​ Gentle Pulsing Dust

Quiet River of Dust, vol. 1

★★★ 1/2
Psych folk

Richard Reed Parry, Secret City