Modern Pain, Part 1, André Papanicolaou

La douleur a beau être moderne, ses nouvelles chansons reluquent plutôt du côté de la pop britannique d’il y a vingt, vingt-cinq, trente ans, et ce changement de continent, après avoir baigné dans la pop-rock américaine, lui va comme un gant — cette ligne de basse à la New Order qui habite la chanson-titre nous happe dès les premières mesures. Trois ans après avoir offert l’album Strange Nights, l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et guitariste au timbre chaud (collaborateur attitré de Vincent Vallières, pour ne nommer que lui) réapparaît avec ce minialbum autoproduit, magnifiquement autoréalisé, sur lequel il joue de presque tous les instruments. Les rythmiques synthétiques pas trop appuyées et les orchestrations donnent de l’air à ses compositions, qui coulent de source. Sa voix est ici plus rocailleuse et suave, confortable dans l’atmosphère dream pop de Hook Figure et un brin plus groovy de Restless Soul, cette dernière évoquant par le tempo plus soutenu et la guitare rythmique franche le bon vieux son de Manchester et Creation Records.

 

Andre Papanicolaou –​ Science

Modern Pain, Part 1

★★★ 1/2
Rock

André Papanicolaou, Indépendant