Ludwig van Beethoven, Sonates pour violon et piano (vol. 1): Sonates n° 6, 7 et 8. Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin.

C’est très bon. La question est : à quel point ? Et là, la surprise est énorme. Car, étonné par l’intraitable aplomb, l’élégance, le galbe sonore et l’imperturbable logique, je me suis pris au jeu et j’ai ressorti les intégrales ; Grumiaux-Haskil, Perlman-Ashkenazy (surcoté), Zukerman-Barenboïm et autres. J’ai écouté les Canadiens Steven Staryk, Corey Cerovcek et Andrew Dawes, les vedettes du moment (Radulovic, Capuçon, Ibraghimova) et les versions d’inspiration baroque. Et voici ce qui tient vraiment. En historique : Szigeti-Arrau. En intégrales modernes : Dumay-Pires et Kremer-Argerich. Et les « historiquement informés » : Faust-Melnikov. En Canadien : la 6e Sonate, couplée à la Kreutzer, par James Ehnes, dans un CD isolé Onyx. Voilà donc le niveau, stratosphérique, auquel évoluent Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin dans ce CD, dont le seul défaut est la captation par les micros de la respiration du violoniste. Mais la couleur timbrique, qui concourt à l’éminence de cette nouveauté, est si irrésistiblement belle qu’on l’acceptera.

 

Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin jouent la 8e Sonate de Beethoven

Ludwig van Beethoven

★★★★ 1/2
classique

Sonates pour violon et piano (vol. 1) : Sonates nos 6, 7 et 8, Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin, Analekta AN 28794