«La clémence de Titus», avec Rolando Villazón, Joyce DiDonato, Marina Rebeka. Dir.: Yannick Nézet-Séguin

Tout le projet de ces opéras de Mozart chez DG repose sur le tandem Villazón–Nézet-Séguin. Or le choc n’a jamais été aussi frontal que dans cette 5e parution, une Clémence de Titus où Villazón — choix vocal étrange et style extrêmement douteux — est Titus. On a beau constater que Joyce DiDonato est un Sesto formidable, que Marina Rebeka brûle les planches en Vitellia et que Regula Mühlemann (Servilia), Tara Erraught (Annio) et Adam Plachetka (Publio) sont des chanteurs bien distribués. On a beau se complaire de la conduite orchestrale fluide, qui simplifie cette Clémence dans laquelle Nikolaus Harnoncourt et René Jacobs ont tracé des labyrinthes et creusé des tréfonds. Mais avoir envie de sauter de plage chaque fois qu’intervient le héros, qui peut endurer cela ? Public cible : ceux qui collectionnent la série ou tous les CD de Yannick, ainsi que les fans de Villazón. Pour une Clémence «avec» Titus : Padmore chez Jacobs, Rolfe-Johnson chez Gardiner, Langridge avec Harnoncourt, Burrows avec Colin Davis ou Krenn pour Istvan Kertesz.

 

Rolando Villazon puis Mark Padmore chantent La Clémence de Titus.

La clémence de Titus

★★
Classique

Mozart. Villazón, DiDonato, Rebeka. Dir. : Nézet-Séguin. DG 2 CD 483 5210.