Nino Ferrer… et toujours en été, Nino Ferrer et artistes divers

C’était en 1995, trois ans avant que Nino Ferrer décide que c’était assez. Arrivé à la fin de son spectacle aux Francofolies de La Rochelle, spectacle pas qu’un peu désabusé mais inspiré néanmoins, il manquait une chanson. Oui, celle-là. Que la foule réclamait en un drelin-drelin festif et funeste. Nino ne revint pas. Je le revois sortant de scène, un peu dégoûté. Et me voilà en 2018, coffret des 30 ans du trépas en main, et c’est encore le même malentendu. Trois disques. Celui des tubes qui firent de l’homme qui voulait être noir un prisonnier de la liste rigolote rimée. On a, belle initiative, un plein disque des audaces psych-funk-prog du m’sieur Ferrari des années 1970 : Métronomie, Ouessant, la jazzy Cannabis… Merveilles méconnues, toutes. Le troisième disque en est un de reprises : Arthur H y fend les eaux dans Moses, mais c’est quand même de trop. Un autre lot de beautés insoumises de Nino par Nino, voilà ce qu’on aurait voulu.
 

 

Nino Ferrer Métronomie

Nino Ferrer… et toujours en été

★★★★
Compilations

Nino Ferrer et artistes divers, Barclay/ Universal