Franz Schubert

Comme nous l’écrivions le 20 juillet, tel l’artisan dans son atelier, Enoch zu Guttenberg, prématurément disparu le 15 juin, dans son dernier CD, allait jusqu’à en découdre avec le texte de la 9e Symphonie de Schubert en le disséquant. Il est très révélateur de recevoir ce concert de février 2018 un mois plus tard. Mariss Jansons démonte la mécanique schubertienne avec la même acuité, ne cède en rien en puissance et en énergie, mais il n’éclate rien, fusionnant le tout dans une architecture unitaire et une sonorité solaire. Si je vous parle deux fois de la 9e Symphonie de Schubert en un mois, c’est parce que ce disque vient à point nommé pour montrer à quel point, philosophiquement, cette oeuvre tient de « l’ordre cosmique des choses » et ne supporte pas l’agitation. Il faut y gérer la vie intérieure, d’une « certaine manière » que l’on trouve avec la maturité, comme le prouvent les enregistrements de Günter Wand (son 3e est le meilleur), Nikolaus Harnoncourt (son 3e est le meilleur) et Karl Böhm (devinez…). Jansons n’a pas attendu, lui.
 

 

Mariss Jansons dirige la Symphonie No 9 de Schubert

Franz Schubert

★★★★ 1/2
Classique

Symphonie n° 9, Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, Mariss Jansons, BR 900 169