There’s Always Glimmer, Gia Margaret

Un petit frémissement est apparu sur le radar, comme une perséide tardive : There’s Always Glimmer. Intuitif, aussi absorbant qu’un sommeil lourd, ce premier album de Gia Margaret a quatre maîtres : folk, électro, ambient et rock, celui-ci en microdose. Formée en piano classique, la musicienne de Chicago s’est laissé inspirer au fil des ans par les murs et les trous noirs apparus devant elle : voici ces épreuves livrées en douze compositions, petits poèmes de la vie courante habillés de synthétiseurs, de guitares (savamment alternées), de piano et de percussions. Un grand talent d’écriture se dévoile dès Groceries, symbole de ce glimmer — une lueur, une petite flamme — qui habite à la surface laide et froide dont se recouvre parfois le monde. Il n’y a pas de dominante : l’électro va et vient, ardent (écoutez Goodnight), et la voix, puissante sous son couvert vaporeux, maintient jusqu’au bout l’harmonie de ce qu’on appellera une hypnose. En concert le 30 septembre au Ritz PDB.
 

There’s Always Glimmer

★★★★
Alt folk

Gia Margaret, Orindal Records