Where No One Stands Alone, Elvis Presley

En ces temps changeants, le client se raccroche aux rares certitudes que procure le calendrier consumériste. On sait qu’on aura du chocolat à Pâques, des citrouilles à l’Halloween. Et du produit Elvis pour l’anniversaire de sa pharmaceutique, le 16 août. Qu’a-t-on trouvé cette année ? Comme il n’y a plus rien d’inédit (ou presque) dans les coffres, on fait dans la refonte : c’est le répertoire gospel qui s’y colle. Vous connaissez le truc : on isole la voix d’Elvis et on l’entoure d’atours neufs. J’avoue que ça s’écoute, surtout à cause des choeurs, où les Darlene Love, Cissy Houston, Terry Blackwood et autres Donnie Sumner, qui ont vraiment un lien avec Elvis, savent soulever une congrégation. Mais rien qu’à penser qu’on a effacé Scotty, Bill et DJ du Crying in the Chapel de 1957, oblitéré le fameux Wrecking Crew de Saved (les musiciens d’élite du TV Special de 1968) et qu’il n’y a plus l’as guitariste James Burton sur les pistes de 1971, je crie à l’hérésie.

 

Écoutez Saved

Where No One Stands Alone

★★
Refontes

Elvis Presley, RCA / Sony Legacy