Melody Noir, Patrick Watson

Une chanson, ça ? Une brise. Un doux ressac. Un déhanchement lascif qu’épouse une guitare. Le chant de Patrick Watson glisse sur le duvet de la peau sans jamais y toucher. « You are the breeze of a song that carries me / You are the sweetest melody I never sung… » C’est la chanson d’été parfaite, où il n’y a plus rien d’autre que le sentiment amoureux, flottant à la dérive sur la fameuse mer de Trenet, celle qu’on voit danser le long des golfes clairs. Patrick-Watson-le-groupe-qui-porte-le-nom-de-son-chanteur se fait discret, percussions presque imperceptibles de Robbie Kuster, basse coussinée de Mishka Stein. Cubaine, la guitare de Joe Grass suit les phonèmes ondulants de Patrick. On avance ainsi jusque dans un bienfaisant néant. Difficile d’imaginer cette pièce autrement que séparément : ce n’est pas une chanson d’album, c’est une éternité d’été. Un cadeau avant le prochain cadeau : l’alliance de Karkwa et Patrick Watson au FME, dix ans après le Métropolis.

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Melody Noir

★★★★
Chanson

Patrick Watson, Secret City Records