L’éclaircie, Saule

Dans le paysage de la chanson belge francophone, Baptiste Lalieu dit Saule (parce que parfois il pleure, comme dans la chanson Quand les hommes pleurent) dépasse d’une bonne tête. Et pas seulement parce qu’il a une bonne tête et qu’il est très grand. Soulignons ce quatrième album qui nous arrive un peu tardivement et plutôt discrètement. C’est la beauté et la difficulté du beau mais dur métier d’artisan chansonnier : pas de grand éclat, pas de sparages, pas de look androgyne. Rien d’autre que des rimes fines qui s’arriment tout naturellement, des mélodies engageantes sans racolage, rien d’autre qu’un propos toujours pertinent : Comme, la chanson qui a « tourné » en Belgique, parle de conformisme, ce mal qui pervertit jusqu’à la volonté « commune » d’être différent… À l’écoute de L’éclaircie, on pense à Un trou dans les nuages, de Michel Rivard, et on se dit la même chose : la qualité supérieure n’est pas un acquis, c’est le talent et le travail qui se serrent les coudes.

Écoutez Comme

L'éclaircie

★★★ 1/2
Chanson

Saule, Le Label/[pias]