Alla turca, Andreas Romberg, Julia Schröder, Kevin Griffith

La surprise est jubilatoire. L’objet du CD est la turquerie musicale dans le répertoire classique, la couleur orientale étant donnée par les instruments à percussion (cymbales, triangle, grosse caisse), certains rythmes et les flûtes piccolo. L’oeuvre « turque » par excellence est l’opéra L’enlèvement au sérail de Mozart et, dans le répertoire symphonique, le finale de la Symphonie militaire (no 100) de Joseph Haydn. Kevin Griffith nous propose ici une association Haydn (ouverture La rencontre inattendue), Mozart (un très honorable 5e Concerto pour violon, dont la section centrale du dernier volet lui vaut le surnom de « Turc ») et Andreas Romberg (1767-1821). On s’est peu intéressé à ce petit maître positionné entre Haydn et Beethoven, dont on connaît un peu mieux le cousin prénommé Bernhard. Cette 4e Symphonie, op. 51 de 1798 est vraiment formidable, car Romberg réussit le pari d’introduire ses éléments turcs non pas ponctuellement, mais dans tous les mouvements sans perdre la cohérence d’une symphonie classique viennoise.

 

Kevin Griffith dirige la 4e Symphonie de Romberg

Alla turca

★★★★
Classique

Andreas Romberg : Symphonie n° 4, Julia Schröder (violon), Collegium Musicum Basel, Kevin Griffith, CPO 555 175-2