The Prodigal Son, Ry Cooder

Toucher une corde. Des cordes. Des cordes sensibles. C’est plus que jamais la mission de Ry Cooder, le guitariste, l’auteur, le compositeur, l’historien de l’americana. Ses derniers albums poursuivent ainsi un double but. D’abord, susciter un soulèvement des « derniers humains de la Terre », comme le chantait Richard Desjardins. Mais il s’agit aussi de ne pas prêcher qu’aux convertis, de tout faire pour atteindre quelques-uns de ceux qui se retranchent avec leurs fusils et leurs clôtures. Ainsi Cooder offre-t-il ses musiques les plus irrésistibles, du gospel-blues inspirant (Nobody’s Fault but Mine, avec sa fameuse guitare slide acoustique du temps de Paris, Texas), du R’n’B plein d’énergie (la chanson-titre), des dénonciations sur le ton le plus léger (Gentrification) et du gros bon sens à la manière de Blind Willie Johnson (Everybody Ought to Treat a Stranger Right). Vendredi 29 juin à Maisonneuve, on verra qui aura envie d’agir, galvanisé par le meilleur Cooder.

Écoutez Everybody Ought to Treat a Stranger Right

The Prodigal Son

★★★ 1/2
Americana

Ry Cooder, Fantasy / Universal